Le Fonctionnement

 

Le principe du cœur artificiel intégralement implantable est d’offrir au patient la même liberté qu’avec un vrai cœur et lui donner la possibilité d’avoir une mobilité normale.

 

Un système embarqué et surveillé :

La prothèse Carmat ne peut fonctionner toute seule, elle doit être alimentée par des batteries. Carmat a donc créé le concept du système embarqué. Ce système comprend le coeur artificiel, les batteries et un petit ordinateur. Ce système donne un confort d’utilisation pour le patient et une bonne qualité de vie, car il permet aux patients non seulement de retrouver une mobilité normale, mais également une sécurité de fonctionnement.

Une fois implanté, la prothèse est connectée par un système de raccordement électrique, placé derrière l’oreille, à une batterie rechargeable portée en holster sur chaque côté du patient.Ce raccord est réalisé à l’aide d’un micro trou placé derrière l’oreille gauche. Cet emplacement limite tous problèmes d’infections. 

Enfin, le patient possède un boîtier de batteries rechargeables externes qui assurent l’apport en énergie permettant de faire fonctionner le cœur artificiel. Elles ont à ce jour une autonomie de 6 heures. Le patient peut les recharger sur le réseau électrique de son domicile ou sur un allume-cigare de voiture. La nuit, le patient utilise une batterie fixe.

Le patient porte au niveau de la ceinture un boîtier de télé diagnostic 24h/24. Il permet de donner au patient toutes les informations sur le fonctionnement du cœur implanté : son pouls, son rythme cardiaque, ... Ces données sont simultanément envoyées à l’hôpital. L’hôpital qui analyse continuellement ces données. Le suivi médical du patient est donc permanent. Lorsqu’un problème apparaît, l'hôpital fait appel à un médecin traitant qui intervient rapidement au service du patient.

 

 

Le fonctionnement du coeur artificiel: 

 

La prothèse reproduit le fonctionnement du cœur naturel, il utilise pour cela un actionnement hydraulique, un liquide servant d’intermédiaire pour propulser le sang. Le rythme cardiaque du cœur artificiel se décompose en deux temps :

  • La diastole lors du remplissage des ventricules par le sang ; 
  • La systole lors de l’éjection du sang vers les gros vaisseaux.

La membrane souple qui sépare les ventricules de la cavité contenant les motopompes transmet le mouvement. Cette dernière reproduit le mouvement visco élastique du muscle cardiaque.

Deux groupes moto pompes miniatures envoient le liquide d’actionnement vers les ventricules, générant ainsi la systole ou envoyant le sang vers le sac externe lors de la diastole par inversion de sens de rotation. Un dispositif électronique régule le fonctionnement de la prothèse en fonction des besoins des patients, de sa position et de son activité physique (repos ou effort physique) à partir d’informations données par des capteurs. Il y tout d’abord des capteurs de pression, puis des capteurs de positions qui sont appelés des inclinomètres, ceux-ci distinguent si le patient est couché ou s’il est debout et gèrent les transitions entre les différentes positions. L’ensemble de ces informations est traité par un microprocesseur, situé dans la prothèse, qui commande le groupe motopompes.

Les pompes hydrauliques poussent d'un côté ou de l'autre le fluide hydraulique. Par exemple, lorsque le groupe motopompes pousse le fluide hydraulique vers le ventricule gauche, cela crée un phénomène d'aspiration : la membrane du ventricule s'abaisse et le sang pénètre dans le ventricule à travers la nouvelle " valve tricuspide" . Simultanément, le fluide hydraulique s'accumule du coté du ventricule gauche : cela propulse alors le sang à travers la nouvelle "valve artérielle aortique" dans tout l'organisme. 

Grâce aux capteurs de position, le microprocesseur va donc actionner ces pompes. C'est comme cela que la régulation cardiaque est assurée. 

 

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